Supervision de travaux neufs : absorber 150 projets en 5 ans
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Chez un fabricant français d’arômes et de parfums, le bureau d'études doit livrer 150 projets en cinq ans sur deux sites accrochés aux collines de l'arrière-pays grassois, là où l'on ne peut pas pousser les murs. Kali Group accompagne l'équipe de la définition des projets jusqu'au chantier, en commençant par la rénovation complète d'un étage de l’un des bâtiments.
Un groupe familial en pleine croissance, sur des sites qui ne peuvent pas s'étendre
Groupe familial fondé en 1871 près de Grasse et cinquième acteur mondial des arômes et des parfums, l'industriel connaît une forte croissance, portée par l'innovation et le développement international.
Cette dynamique se traduit sur le terrain par un volume de projets sans précédent. Sur ses deux sites de l'arrière-pays grassois, qui réunissent chacun environ 750 personnes, le bureau d'études doit mener à terme 150 projets dans les cinq prochaines années. Ces projets se conduisent sur des emprises réduites, dans des bâtiments existants imbriqués dans le relief, où l'optimisation de l'existant passe avant la construction neuve.
Une organisation en pleine mutation, des études à faire tenir sur le terrain
Depuis toujours, la gestion de projet s'est organisée de la même manière. Le chef de projet portait un ou deux dossiers à la fois. Il recueillait le besoin auprès de la production, concevait la solution, la dessinait, puis supervisait lui-même sa mise en place sur le terrain. Ce fonctionnement allait de pair avec la culture d'une entreprise familiale où l'on entre souvent pour y faire carrière.
Face à 150 projets, ce modèle atteint ses limites. Depuis cinq ans, le groupe a engagé une transformation profonde de son organisation, dans laquelle les rôles se séparent entre ceux qui réfléchissent, ceux qui dessinent, ceux qui financent et ceux qui mettent en œuvre. Pour des équipes habituées à un autre rythme, le changement de culture est réel.
Quatre nouveaux chefs de projet ont rejoint le bureau d'études, dont deux issus de Kali Group. Leur rôle consiste à collecter le besoin, monter le projet et le faire valider avec son budget, le tout rapidement. C'est là que la pression est la plus forte.
Reste la phase la plus exposée, celle où les études rencontrent le chantier. Quand un projet a été bouclé vite, l'écart entre le plan et le terrain peut bloquer tout un enchaînement de corps d'état. Carrelage, cloisons, ventilation, électricité : sur un plateau en rénovation, il suffit d'une interface mal anticipée pour que le planning glisse.
Un superviseur de travaux au sein du bureau d'études pour faire tenir le plan sur le terrain
Pour sécuriser la phase opérationnelle, un superviseur de travaux a intégré bureau d'études de l'industriel. Son rôle commence là où celui du chef de projet s'arrête. Une fois le projet ficelé et financé, il reprend l'ensemble des études et vérifie sur place comment elles s'appliquent. Il s'assure aussi que le planning construit par l'équipe projet est réaliste et tenu, et qu'aucun blocage ne vient gripper l'enchaînement des interventions.
Premier chantier repris. À son arrivée, un étage entier du bâtiment venait d'être rasé. Il a fallu terminer la démolition dans les règles : trier les câbles électriques encore en service de ceux à déposer, purger l'ensemble, remettre le plateau à plat. La reconstruction a ensuite été lancée sur 500 m², avec le carrelage et les cloisons, avant la ventilation et l'électricité. Douze intervenants se partagent ce plateau. La coactivité doit être ordonnancée chaque jour : arbitrer, faire remonter l'information, passer le bon coup de fil au bon moment.
Les solutions viennent rarement du bureau, mais souvent du terrain et des fournisseurs. Le travail du superviseur consiste à les faire émerger, puis à les confronter aux calculs du bureau d'études. Il retient ensuite celles qui tiendront dans le temps sans faire exploser le budget.
Assurer la continuité entre chef de projet et supervision. La passation de consignes s'est faite immédiatement, et le superviseur a pris le relais pour que le chantier continue d'avancer.
Un chantier qui se reconstruit et un bureau d'études qui gagne en capacité
En trois mois, le chef de projet Kali avait déjà identifié des économies de temps et d'argent sur un projet repris en cours de route. En un mois et demi, la supervision a transformé ces gains sur le papier en avancement réel. Le bâtiment est passé de la fin de démolition à la reconstruction, et les murs et cloisons sont aujourd'hui en cours de montage. La ventilation et l'électricité suivront.
Ce binôme chef de projet et superviseur donne au bureau d'études une chaîne continue, de la définition du besoin jusqu'à la réalisation. Les écarts entre études et terrain sont repérés au plus tôt. La coactivité des douze intervenants est pilotée au quotidien, et le planning reste réalisable.


